11 février 2007
Lettre de Serge Fauve à Alain Venot, président du Conseil d'Administration du centre hospitalier de Châteaudun
Serge FAUVE Marboué,
le 8 février 2007
Maire de Marboué
Conseiller Général
d’Eure et Loir
Membre du conseil d’administration du Centre Hospitalier de Châteaudun
Monsieur le Président,
Je me permets de vous contacter devant les graves soubresauts que traverse notre Centre Hospitalier et dont, malgré ma qualité de membre du Conseil d’Administration, je ne suis avisé qu’au travers des articles de presse.
Même si ce n’est pas directement de la responsabilité de notre Conseil, je vous demande de bien vouloir réunir ses Membres, sans délai, et avant notre prochaine réunion du 16 février (ces problèmes ne figurant pas par ailleurs à l’ordre du jour). Je souhaite que nous puissions y entendre les différentes parties afin que nous disposions d’une vue objective de la situation et nous faire notre propre opinion.
Aujourd’hui vous semblez (d’après les journaux) vous positionner en arbitre, mais sans que l’on sache à quel moment vous sifflerez la fin de la partie. Pour vous accompagner dans ce rôle, laisser les administrateurs jouer le rôle d’arbitre de touche et vous conseiller dans la meilleure position à prendre.
Il est temps en effet de mettre fin à ce conflit qui nuit à la bonne réputation de notre Hôpital, dont je suis particulièrement attaché.
Souhaitant que vous voudrez bien entendre ma demande et faire avec nous toute la transparence nécessaire,
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Serge
FAUVE.
Copies : Monsieur le
Directeur Gérard MASSON, Docteur Mounir Hilal, Docteur Van Haeke,
06 février 2007
Jérôme Delb invité de la tribune
La Tribune d’Intensité, l’émission politique de notre station, recevra vendredi, à 12h05, Jérôme Delb. Le secrétaire de la section du Parti socialiste à Châteaudun sera interrogé sur l’actualité, la campagne présidentielle mais aussi et surtout sur les législatives et les municipales de 2008.
30 janvier 2007
Les départs volontaires en discussion chez Flextronics
Deux jours avant une rencontre programmée à la préfecture
d’Eure-et-Loir à Chartres avec des dirigeants d’Alcatel et Nortel, les
représentant du personnel de Flextronics sont conviés aujourd’hui à un
comité d’entreprise. La réunion aura lieu ce matin.
La direction
poursuivra ses discussions sur les départs volontaires, sachant qu’un
plan de 80 licenciements est sur les rails. La procédure n’est
cependant pas encore engagée.
17 janvier 2007
Pas de production en Pologne pour Alcatel
Flextronics désavoué ! Alcatel a désavoué Flextronics lors
d'une rencontre entre les deux parties vendredi. En effet, Alcatel ne
souhaite pas faire produire de baies téléphoniques en Pologne,
contrairement à ce qu'avait annoncé François Barbier, responsable
Europe Flextronics, pour qui c’est un véritable camouflet. Les salariés
de Châteaudun ont été avertis jeudi du prochain lancement d’un plan
social de 80 licenciements. Aucune procédure n’est actuellement
engagée. Aujourd’hui, Alcatel oppose son veto à ce projet de
délocalisation. Les délégués syndicaux ont appris la bonne nouvelle
lundi par le directeur du site de Flextronics de Châteaudun. Celle-ci
est cependant accueillie avec prudence. C’est en effet les montagnes
russes dans les annonces depuis début juillet 2006. Mais Alcatel,
client depuis le 1er janvier dernier, semble disposé à travailler avec
la France et… Châteaudun.
Cependant, les syndicats entendent
maintenir la pression. Ils présentent une liste de cinq revendications
portant sur le maintien de la production d'un radio module de Nortel à
Châteaudun, l'abandon d'une préparation par Châteaudun d’un transfert
en Chine et de la création d'un site UMTS Alcatel en Pologne ou
ailleurs, la concrétisation d’accords avec les clients à durées
significatives (3 ans) avec un programme de réductions de prix sérieux
et réalisable, la réduction du nombre de postes à supprimer et, enfin,
la mise en place d'un véritable service de diversification pour
Châteaudun.
Pression toujours et encore, demain avec une
manifestation organisée dès 12h00 devant l'usine. Le cortège rejoindra
la place du 18-Octobre pour un grand rassemblement à 12h30, auquel la
population est conviée. Histoire de montrer que le combat continue et
pour tester aussi la mobilisation du personnel.
La rencontre avec Alcatel le 2 février s’annonce d’ores et déjà décisive. De cela dépendra un durcissement ou non des actions.
15 janvier 2007
Des actions fortes dès demain chez Flextronics ?
Aujourd’hui, les élus du comité d’entreprise de Flextronics se
réuniront pour définir la stratégie de réaction après l’annonce par la
direction de Flextronics d’engager une procédure de licenciements
économiques. 80 salariés du site de Châteaudun seront prochainement
renvoyés. Mais l’ensemble du personnel n’entend pas en rester là.
Demain, une assemblée générale du personnel aura lieu avec des
propositions de revendications et d’actions. Des actions qui pourraient
débuter dès demain.
Par ailleurs, la date est désormais officielle :
ce sera le vendredi 2 février. Une rencontre sera organisée à la
préfecture de Chartres entre les dirigeants d’Alcatel, nouveau client
de Flextronics, et les représentants du personnel du site de production
de Châteaudun. Le député-maire Alain Venot sera également présent.
Alcatel-Lucent sera ainsi incité et invité à conserver la production
des baies téléphoniques dans le Dunois plutôt qu’en Pologne comme
l’envisage Flextronics.
14 janvier 2007
Voeux de Ségolène Royal
Le couperet tombe chez Flextronics
La mort a été évitée en 2006. Elle ne le sera sans doute pas en 2007 ou
en 2008. La mauvaise nouvelle est tombée le 12 janvier. Près de 400 emplois devraient être
supprimés à Châteaudun et dans son agglomération dès cet été, selon les
syndicats CGT et CFE-CGC de Flextronics. La direction a annoncé hier,
lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, un plan social dès le
deuxième semestre 2007. 80 licenciements sont annoncés sur un effectif
de 373 salariés et une centaine d'intérimaires. L’activité devrait
rester normale jusqu’en juin prochain.
La raison du démantèlement
est triple : retrait du catalogue Nortel des produits les plus anciens,
production UMTS préparée à Châteaudun et délocalisée en Pologne,
production d'un module radio préparée à Châteaudun et envoyée en Chine.
Un accord est par ailleurs intervenu entre Flextronics et Nortel sur
les taux horaire pour une durée de six mois. Une nouvelle offre à la
baisse devra être faite cet été.
Le rendez-vous entre Flextronics et
Alcatel-Lucent, promis par le préfet d’Eure-et-Loir et le sous-préfet
de Châteaudun en décembre, n’a toujours pas été fixé. Mais
Alcatel-Lucent va faire appel au savoir-faire de Nortel et Flextronics,
sans contrat à durée déterminée, pour développer ensuite la production
en Pologne.
Les conséquences sont également sensibles du côté des
sous-traitants du Dunois : 8 salariés reclassés ailleurs par Elyo, 9
suppressions de postes chez Eurécam, huit reclassements chez Nortel, et
surtout l'avenir incertain de la plate-forme logistique Télis avec ses
50 salariés et 50 intérimaires. Un transfert d'activité à
Marly-la-Ville signerait la fermeture de l'usine. Enfin, le futur de la
société AREMIAG à Bonneval est en gros pointillés.
L'heure est donc à l'abattement chez Flextronics et chez sous-traitants
après ce nouveau "coup de massue" en pleine période de vœux de bonne
année. La modification de l’ordre du jour de la réunion d’hier, imposée
par la direction, et contraire aux règles légales selon les syndicats,
n’est qu’anecdotique. Les craintes de ces derniers mois se confirment.
Depuis le début du mois de juillet 2006, la chronique d’une mort
annoncée se développe d’épisode en épisode. Les sociétés Nortel,
Flextronics et Alcatel-Lucent demandent désormais aux salariés de
fournir leurs propres munitions pour être exécutés. Une très probable
mobilisation sera décidée dans les prochains jours. Une certitude : il
est impossible de dire aujourd’hui si Flextronics sera toujours présent
à Châteaudun en 2008.
11 janvier 2007
L'opposition de gauche gagne le litige de la tribune censurée
Le tribunal administratif d’Orléans a donné raison à l’opposition
municipale de gauche de Châteaudun dans son litige avec le député-maire
Alain Venot concernant une partie de la tribune du journal municipal
censurée.
Pour le bulletin de la ville de janvier 2004, un projet de
texte avait été adressé pour parution, mais le 26 décembre 2003, le
maire de Châteaudun avait fait savoir aux élus de l’opposition qu’une
partie de leur texte ne serait pas publié, estimant qu’elle ne relevait
pas des affaires locales mais de politique nationale.
Le tribunal
administratif d’Orléans vient donc d’annuler une décision par laquelle
le maire de Châteaudun avait pris l’initiative d’amputer une partie du
texte que l’opposition au conseil municipal souhaitait voir publier
dans le journal de la commune. Les magistrats orléanais ont estimé que
le maire ne dispose pas « de la compétence, en tant que chef de la
publication d’un bulletin d’information municipale, de contrôler le
contenu et la teneur du texte rédigé par l’opposition municipale ».
Le plan Flextronics serait dévoilé
Le comité d'entreprise Flextronics a lieu en ce moment même sur le site
de Châteaudun. Un ordre du jour a été soumis par la direction. Il est
le suivant : ouverture d'un deuxième site Flextronics de production
UMTS, plan de charge, conséquences sur l'activité, conséquences
sociales prévisionnelles.
Des éléments nouveaux et importants
devraient être donnés au cours de cette réunion. les syndicats
donneront une conférence de presse aujourd'hui à 16h30.
Par ailleurs, un plan de licenciements de 9 personnes aurait été annoncé hier chez Eurécam, sous-traitant de Flextronics.
28 novembre 2006
Un ultimatum pour le 7 décembre chez Flextronics
"La partie de ping pong sur notre dos doit cesser" : c'est ce viennent d'affirmer ce midi les délégués syndicaux de Flextronics, qui tapent du poing sur la table pour avoir de vraies réponses à leurs questions. Ils maintiennent que l'entreprise n'est pas (encore ?) "en situation de procédure, de suppressions de postes ou d'emplois" et que les discussions sont toujours en cours.
Dans un communiqué, ce midi, ils annoncent avoir obtenu une nouvelle réunion du comité d'entreprise pour le 7 décembre, date butoir avant une nouvelle mobilisation des salariés. La production de fin d'année pourrait être remise en cause. Des questions très claires ont également été adressées à Nortel et Alcatel.
Le flou demeure quant aux volontés des différentes parties dans ce dossier et à l'avenir du site de Châteaudun.
